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Stabilité précaire des prix du pétrole

Par Liberté | le Mercredi 25 Mars 2020

Stabilité précaire des prix du pétrole

Soutenus par l’accord sur un plan de relance économique américain, les prix du pétrole étaient, hier, proches de leur clôture de la veille. Vers 11h20 (heure algérienne), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 26,82 dollars à Londres, en recul de 1,22% par rapport à la clôture de mardi, rapporte l’agence AFP. À New York, le baril américain de WTI pour mai gagnait 0,25%, à 24,07 dollars.

La veille, les deux indices de référence se sont appréciés de 0,4% et de 2,8%. Mardi, les cours ont connu un léger sursaut en fin de séance après des déclarations de Donald Trump, qui avait assuré qu'il “adorerait” lever les restrictions contre le coronavirus et avait mis en garde contre un confinement prolongé aux États-Unis.

Ces propos du président américain ont fait espérer aux acteurs du marché une augmentation prochaine de la demande en or noir, fortement lestée par la pandémie de coronavirus. L’espoir d’un redémarrage de l’économie américaine est devenu palpable après que, durant la nuit de mardi à mercredi, la Maison-Blanche et le Sénat soient parvenus à un accord “historique” sur un plan gigantesque de relance aux États-Unis, avec un ensemble de mesures qui vont mobiliser autour de 2 000 milliards de dollars.

Mais malgré tout cela, “le défi pour le marché physique du pétrole reste l'offre excédentaire et croissante”, a rappelé Bjornar Tonhaugen, analyste au sein de Rystad Energy, dans un contexte de guerre des prix entre des membres de l’Opep et la Russie. “La pression à la baisse devrait se poursuivre jusqu'à ce que l'Arabie saoudite et la Russie redeviennent raisonnables”, considère pour sa part Carsten Fritsch, de Commerzbank. “Ce qui n'est certainement pas le cas à l'heure actuelle”, a-t-il ajouté. En effet, ni l'Arabie saoudite ni la Russie ne reculent sur leur nouvelle stratégie de guerre des prix.

L'augmentation de l'offre sur laquelle insistent les deux pays pourrait bientôt faire chuter les prix encore plus bas, car la propagation constante de la pandémie de Covid-19 continue de faire baisser la de mande. Par ailleurs, les investisseurs surveillaient, hier, la publication du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) qui devait être publié tard dans la journée. Les stocks de pétrole brut de l’EIA étaient attendus en hausse de 3 millions de barils pour la semaine achevée le 20 mars, selon la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg.

Saïd Smati

Soutenus par l’accord sur un plan de relance économique américain, les prix du pétrole étaient, hier, proches de leur clôture de la veille. Vers 11h20 (heure algérienne), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 26,82 dollars à Londres, en recul de 1,22% par rapport à la clôture de mardi, rapporte l’agence AFP. À New York, le baril américain de WTI pour mai gagnait 0,25%, à 24,07 dollars.

La veille, les deux indices de référence se sont appréciés de 0,4% et de 2,8%. Mardi, les cours ont connu un léger sursaut en fin de séance après des déclarations de Donald Trump, qui avait assuré qu'il “adorerait” lever les restrictions contre le coronavirus et avait mis en garde contre un confinement prolongé aux États-Unis.

Ces propos du président américain ont fait espérer aux acteurs du marché une augmentation prochaine de la demande en or noir, fortement lestée par la pandémie de coronavirus. L’espoir d’un redémarrage de l’économie américaine est devenu palpable après que, durant la nuit de mardi à mercredi, la Maison-Blanche et le Sénat soient parvenus à un accord “historique” sur un plan gigantesque de relance aux États-Unis, avec un ensemble de mesures qui vont mobiliser autour de 2 000 milliards de dollars.

Mais malgré tout cela, “le défi pour le marché physique du pétrole reste l'offre excédentaire et croissante”, a rappelé Bjornar Tonhaugen, analyste au sein de Rystad Energy, dans un contexte de guerre des prix entre des membres de l’Opep et la Russie. “La pression à la baisse devrait se poursuivre jusqu'à ce que l'Arabie saoudite et la Russie redeviennent raisonnables”, considère pour sa part Carsten Fritsch, de Commerzbank. “Ce qui n'est certainement pas le cas à l'heure actuelle”, a-t-il ajouté. En effet, ni l'Arabie saoudite ni la Russie ne reculent sur leur nouvelle stratégie de guerre des prix.

L'augmentation de l'offre sur laquelle insistent les deux pays pourrait bientôt faire chuter les prix encore plus bas, car la propagation constante de la pandémie de Covid-19 continue de faire baisser la de mande. Par ailleurs, les investisseurs surveillaient, hier, la publication du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) qui devait être publié tard dans la journée. Les stocks de pétrole brut de l’EIA étaient attendus en hausse de 3 millions de barils pour la semaine achevée le 20 mars, selon la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg.

Saïd Smati

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