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Réalisation de 15.000 kilomètres de réseau électrique à l’horizon 2028 : Défi technologique et environnemental

Par El Moudjahid | le Samedi 02 Mars 2019

Réalisation de 15.000 kilomètres de réseau électrique à l’horizon 2028 : Défi technologique et environnemental

Innovation, introduction de nouvelles techniques d’exploitation, de maintenance, de téléprotection et de téléréglage, dans le respect des exigences techniques, sécuritaires et environnementales.

Ce sont les principaux challenges que Raïs Abdelhamid, président de l’Association des réseaux électriques à haute tension, juge nécessaire pour le gestionnaire de réseau de transport d’électricité, dans l’objectif de réaliser, dans les 10 prochaines années, 15.000 kilomètres de réseau.

Pour lui, tous les efforts accomplis pour la performance du réseau «ne seront pas porteurs de résultats durables, s’ils ne sont pas partagés par l’ensemble des parties prenantes : industriels et scientifiques», précisant que «le souci sans cesse croissant de préserver et de respecter l’environnement rend incontournables les adaptations des moyens de couverture et de fourniture de besoins divers, variés et en perpétuelle électrique». Notons, dans cette optique, que les capacités de production d’électricité sont passées de 6.000 à 21.000 mégawatts, entre 1999 et aujourd’hui.

D’importants projets sont en cours de réalisation, à travers lesquels cette production sera portée à 33.000 mégawatts d’ici 2022. Passant en revue les acquis réalisés, M. Guitouni, à l’ouverture de la Conférence algérienne des grands réseaux électriques, relève qu’un pas décisif dans la modernisation du réseau reste à franchir, pour réussir l’intégration du programme des EnR et d’efficacité énergétique. «Le maître mot, souligne-t-il, est l’optimisation des capacités en intégrant la technologie numérique et optique de pointe», et l’enjeu des transporteurs est de «mettre en œuvre de meilleures voies pour une intégration des flux électriques d’origine éolienne et solaire». L’autre impératif qu’impose le développement du système électrique tient en deux mots : l’ingénierie et la digitalisation. «Sans les systèmes d’information et de gestion performants et les systèmes dits experts, aucune entreprise ne pourra réussir le pari de l’avenir», explique le ministre.

Et d’indiquer qu’en matière d’ingénierie, des jeunes équipes travaillent sur d’importants projets structurants. De son côté, Mohamed Arkab, PDG de Sonelgaz, a souligné que l’ère digitale offre aux gestionnaires du transport de l’électricité et aux distributeurs, «l’opportunité d’optimiser leurs prestations respectives de services et de les faire évoluer, par les nouveaux outils technologiques, comme levier clé pour accroître leurs performances». Notons que la transformation que subissent les modèles traditionnels de production et de consommation d’énergie, avec la transition énergétique et numérique, place le gestionnaire du réseau de transport «au cœur des enjeux de la digitalisation du secteur de l’électricité». Par ailleurs, il convient de rappeler que dans un appel adressé aux gestionnaires de réseau, le ministre de l’Énergie a relevé la «nécessité de réviser le cahier des charges, pour la réalisation de grands projets et de projets complexes de transmission électrique».

Fouad Irnatene

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