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Pétrole : les cours rechutent après le report d’une réunion de l’Opep+

Par TSA | le Lundi 06 Avril 2020

Pétrole : les cours rechutent après le report d’une réunion de l’Opep+

Après avoir terminé la semaine en forte hausse, les prix du pétrole ont dégringolé à nouveau ce lundi, après le report, à jeudi 9 avril, d’une réunion de l’Opep et ses alliés destinée à éventuellement limiter l’offre excédentaire d’or noir sur le marché mondial, rapportent les agences.

À Londres, le baril de Brent (référence pour le pétrole algérien) pour livraison en juin a chuté de 3,2%, ou 1,06 dollar, pour finir à 33,05 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour mai a plongé de 8%, ou 2,26 dollars, pour clôturer à 26,08 dollars.

Les deux barils de référence avaient bondi jeudi et vendredi derniers, sous l’effet des informations qui avaient circulé sur une importante baisse de la production envoyées par la Russie et l’Arabie saoudite. Le Brent a grimpé sur l’ensemble de la semaine de 37% et le WTI de 32%.

Mais lundi, les prix du brut sont retombés « sous l’effet du report de la prochaine réunion de l’Opep+ à la fin de la semaine, en raison de désaccords sur l’ampleur d’éventuelles réductions de production entre la Russie et l’Arabie saoudite », a constaté Michael Hewson, de CMC Markets, rapporte l’AFP.

Cette dégringolade serait liée au report d’une réunion initialement prévue lundi des membres de l’Opep et de leurs alliés, destinée à enrayer la chute des prix de l’or noir, impacté par la pandémie du coronavirus Covid-19, et la guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite. L’industrie pétrolière mondiale « connaît un choc sans précédent dans son histoire », a déclaré l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) dans un communiqué lundi.

Mais aussi parce que l’issue de cette réunion, qui doit permettre aux producteurs de discuter d’une réduction massive, est incertaine.

La Russie, s’est dite lundi « prête à coopérer (…) afin de stabiliser le marché de l’énergie », a indiqué le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov, évoquant « une réduction totale du plafond de 10 millions de barils par jour », selon les agences.

Mais « pour stabiliser les marchés, il faudrait que les pays qui n’ont pas encore participé à la coordination le fassent », a-t-il ajouté.

Dimanche, l’Algérie a appelé à une réduction « globale, massive et immédiate » de la production pétrolière.

« L’Algérie, qui assure la présidence de la Conférence de l’Opep, lance un appel à tous les producteurs de pétrole pour saisir l’opportunité de la réunion prévue le 9 avril, pour privilégier le sens des responsabilités et aboutir à un accord sur une réduction de la production pétrolière qui soit globale, massive et immédiate », a déclaré le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, cité dans un communiqué du ministère.

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