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«Pas de privatisation pour les grandes entreprises publiques»

Par El Watan | le Mardi 02 Janvier 2018

«Pas de privatisation pour les grandes entreprises publiques»

Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du...

Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du FLN, a déclaré — lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de la session de formation des élus des sept wilayas de l’Est, en l’occurrence Souk Ahras, Annaba, Skikda, Tébessa, Guelma, El Tarf et Oum El Bouaghi — que sa formation tient ses promesses.

«Contrairement aux autres partis, le nôtre est revenu dans ces mêmes wilayas où il avait fait campagne parce que nous considérons que nos relations avec nos militants et les habitants de ces wilayas dépassent les objectifs d’une campagne électorale», a-t-il lancé. Et d’affirmer que le FLN, qui a raflé 700 communes, est en passe de consolider sa position par rapport aux autres formations et son rôle de parti rassembleur.

L’officialisation de Yennayer comme fête nationale, la légitimité historique pour laquelle il refuse l’amnésie et la formation des élus locaux ont été d’autres chapitres détaillés par Ould Abbès lors de l’allocution d’ouverture. «L’Etat a prévu 100 milliards de dinars dans le cadre du programme communal de développement (PCD) et 150 milliards de dinars dans le cadre du programme des Hauts-Plateaux et l’on est, dans ce cas, obligé de se retrousser les manches et d’agir avec professionnalisme dans la gestion de ces fonds importants», a-t-il ajouté devant les militants où étaient également présents les présidents des commissions de finances des APC-FLN des sept wilayas précitées.

S’agissant de l’avenir du secteur public, le secrétaire général du FLN a affirmé sans ambages que le secteur industriel ne connaîtra pas de privatisation et dit que le PPP (partenariat public-privé) n’aspire en aucun cas à brader les grandes entreprises qui sont un support de la politique sociale du pays. Il a indiqué, toutefois, que les petites et moyennes entreprises en difficultés financières peuvent dans certains cas bénéficier d’un apport des investisseurs nationaux issus du secteur privé. «Je me suis entretenu longuement à ce sujet avec Sidi Saïd et il est totalement d’accord avec le principe de la protection des entreprises qui constituent un acquis pour la souveraineté de l’économie nationale.

J’ai eu à soulever le problème avec Ali Haddad, qui lui aussi est favorable au principe de donner la priorité à l’entreprise nationale. J’irai prochainement à la rencontre des parties concernées pour mieux concrétiser ce préalable», a indiqué Ould Abbès. Les deux jours de formation baptisés Mohamed-Cherif Messaâdia, ont aussi pour but, et au-delà de l’aspect didactique, un forcing du FLN dans les sept wilayas de l’Est, fortement bousculé par le RND, le parti rival, et quelques autres formations émergentes.

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