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Partenariat algéro-américain dans le domaine agricole : Multiples opportunités

Par El Moudjahid | le Jeudi 18 Octobre 2018

Partenariat algéro-américain dans le domaine agricole : Multiples opportunités

L’Algérie s’oriente résolument vers une agriculture performante. Des projets d’envergure sont engagés.
L’objectif est à double plan : améliorer la compétitivité, et permettre à ce secteur de jouer pleinement son rôle dans la diversification économique. Des discussions fructueuses viennent d’être menées entre nos responsables et leur partenaire US, représenté par le Conseil d’affaires algéro-américain.

Dans une communication lue en son nom, le ministre de l’Agriculture, du Développement rurale et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a égrené les objectifs fixés au titre de la stratégie 2017-2022 du secteur, citant la création de grandes exploitations agricoles, le développement durable des filières agricoles stratégiques, l’élargissement de la base productive de la sécurité alimentaire et l’adaptation des mécanismes d’appui et d’encadrement de la production nationale.

Rappelons, à ce sujet, que le Président Bouteflika, dans son message, à l’occasion des Assises nationales de l’agriculture, a précisé que l’amélioration du produit agricole nécessite une «plus forte participation des industries agroalimentaires à l’exploitation, afin de couvrir les besoins du marché local, d’une part, et d’offrir des débouchés au produit agricole, d’autre part». Pour sa part, le président du Conseil d’affaires algéro-américain, Smaïl Chikhoune, a indiqué que «l’Algérie devrait s’orienter vers la réalisation de grandes fermes laitières, à l’instar des États-Unis qui possèdent aujourd’hui des fermes rentables allant de 3.000 à 5.000 vaches».

Quant au vice-président du Forum des chefs d’entreprise, Mehdi Bendimerad, il a relevé les grandes ambitions de l’Algérie dans ce domaine, citant la filière lait dont l’objectif est d’arriver, à l’horizon 2022, à une production de 4,8 milliards de litres. Il relève également l’ambition des pouvoirs publics d’inverser la tendance et de réduire la facture d’importation, en valorisant la production algérienne. D’importantes opportunités, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière lait, sont à développer avec les Américains. Passant au peigne fin les différents soutiens de l’État aux investisseurs, le responsable du FCE n’a pas manqué de mettre en avant le lancement des réformes pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, et ce avec la mise en œuvre de plusieurs programmes appuyés sur une instrumentation conséquente d’encadrement financier, fiscal et technique approprié de la production, des investissements et des revenus agricoles.

Le résultat n’a pas tardé à venir. Exemple ? La part du secteur agricole dans le Produit intérieur brut (PIB) est passée de 8%, en 2000, à 12%, en 2018. Notons que l’Algérie reste sur une bonne dynamique dans ce secteur agricole. Outre les États-Unis, la Hollande développe d’importants projets en Algérie. À Biskra, à titre d’exemple, l’assistance consiste à développer les cultures maraîchères et la construction de serres de type néerlandais, tout en permettant d’économiser l’eau et augmenter la production de 30% dans cette wilaya aride. Un autre projet, et non des moindres, lié à l’agriculture contractuelle, est clôturé avec le Canada. Il porte sur l’étude des dispositifs d’agriculture contractuelle dans les filières lait et tomate industrielle.

Au-delà des résultats analytiques, des suggestions ont été faites au ministère de l’Agriculture et à d’autres intervenants, pour aller vers une 2e génération de contrats, afin d’assurer l’accompagnement technique et financier, entre autres, des agriculteurs, pour qu’ils puissent améliorer leurs performances. L’objectif est de provoquer ou d’accompagner la transition vers une agriculture contractuelle plus tournée vers l’amélioration des performances productives et économiques des acteurs. Pour sa première étape, le projet n’a pas vu le rendement de l’agriculture augmenter. D’où cette proposition qui permettra à la filière tomate industrielle, non seulement de répondre à la demande nationale, mais aussi d’être excédentaire. Un excédent qui sera destiné à l’exportation. L’Algérie, dont les performances sont d’environ 400 tonnes/hectare, est loin des normes mondiales (1.000 tonnes/ha).

Fouad Irnatene

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