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Oman veut s’implanter en Algérie

Par Liberté | le Lundi 09 Octobre 2017

Oman veut s’implanter en Algérie

Le sultanat d’Oman veut consolider ses relations économiques et augmenter le volume des échanges commerciaux avec l’Algérie. Ce dernier, estimé à 25 millions de dollars uniquement, reste insuffisant en comparaison aux opportunités qui s’offrent aux deux pays. D’où la décision d’organiser un salon de la production omanaise en Algérie à partir d’aujourd’hui au Palais des expositions des Pins-Maritimes d’Alger. Cet événement se veut une première étape qui a pour objectif la mise en relation d’affaire entre les opérateurs économiques algériens et omanais. Elles sont 70 entreprises omanaises à prendre part à cette exposition qui s’étalera jusqu’au 12 du mois en cours. Ces exposants représentent plusieurs secteurs d’activité dont la pétrochimie, l’agroalimentaire, le médicament, le BTPH… À travers cette manifestation, les Omanais souhaitent développer des partenariats réels qui ont pour soubassement une complémentarité entre les deux partenaires. “Le but est de créer des usines en partenariat ici en Algérie et chez nous à Oman”, a déclaré l’ambassadeur du sultanat d’Oman à Alger, Son Excellence Nacer Boucif El-Houcine, lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier avec les organisateurs de cette foire. Outre la pétrochimie, Oman recèle de nombreuses potentialités dont l’industrie du plastique, l’aluminium, le marbre… et d’autres métaux pour lesquels ils souhaitent créer des projets de partenariat avec des sociétés algériennes ou exporter carrément vers l’Algérie. Ils sont, par contre, intéressés par les matières premières disponibles dans notre pays qu’ils considèrent nécessaires pour leur industrie de transformation. Une chose est certaine, Oman, avoue l’un des organisateurs, peut constituer cette fenêtre qui ouvrira le marché asiatique à l’Algérie. Notre pays se veut également une opportunité qui permettra à Oman d’accéder à l’Afrique. Cependant, quelques écueils freinent le dynamisme qui caractérise les relations politiques et empêchent leur essor sur le plan économique. La contrainte la plus difficile est, selon ce responsable, l’inexistence de transport aérien ou maritime ou terrestre entre les deux pays. Or, pour qu’un projet de partenariat se réalise, il est impératif de régler au préalable cette question. Pourtant des conventions pour la création de lignes de transport ont été signées depuis 2007. Ainsi, un projet de pétrochimie a été réalisé dans la zone pétrochimique d’Arzew (Oran) dans le cadre d'un partenariat entre le groupe Sonatrach et un partenaire du sultanat d’Oman, la société “Aljazairia el-Omania lil asmida” (AOA). Le complexe entré en production en 2015 produit de l’ammoniac dont une grande partie est convertie en urée avec une capacité, en première étape, estimée à 2,4 millions de tonnes par an. Par ailleurs, la situation financière que vivent actuellement les deux États a ralenti, affirme le conférencier, le développement des relations économiques et bloqué les projets de partenariats. “Même les décisions prises dans le cadre de la commission mixte ne sont pas appliquées sur le terrain”, reconnaît-il. Il en veut pour preuve la non-exonération des droits et taxes de quelque 25 produits omanais exportés vers l’Algérie, en dépit de la signature d’une convention relative à la non-double imposition entre les deux nations. Et dans cette perspective, les Omanais voient en l’Algérie un marché porteur et prometteur.

B. K.

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