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Marché algérien du blé : la France recule, la Russie avance

Par TSA | le Lundi 20 Décembre 2021

Marché algérien du blé : la France recule, la Russie avance

L’Algérie est l’un des plus gros importateurs de blé au monde. La France qui était pendant longtemps le principal fournisseur du marché algérien, voit ses parts reculer sensiblement au profit notamment d’un nouveau venu, la Russie.

La production nationale de céréales, estimée à 6 millions de tonnes, ne suffit pas à couvrir les besoins internes. Lors de la campagne 2019-2020, l’Algérie a acheté 4,9 millions de tonnes de blé sur les marchés internationaux, dépassant largement les prévisions qui étaient de 4 millions de tonnes. Les quantités importées varient d’année en année, en fonction de la production locale.

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Malgré les efforts pour développer la filière, la part de l’importation demeure toujours importante. En attendant de meilleures performances de la céréaliculture, le marché algérien est convoité par les principaux fournisseurs.

Plus de la moitié des importations algériennes proviennent de France, 56% en moyenne entre 2010 et 2018 et même 68% en 2018-2019. Pour la France, l’Algérie est aussi la première destinationde son blé exporté (hors Union européenne), entre 20 et 25 %, voire 30%.

Mais ces parts reculent notamment à cause de facteurs objectifs liés au marché mondial, dans un contexte de tensions entre les deux pays, dues notamment à la question mémorielle et à l’immigration.

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Face à la hausse des prix, l’Algérie a revu ses exigences qualitatives, acceptant notamment que le taux d’infestation par les punaises des blés importés monte jusqu’à 1 %.

Cette décision a eu comme effet immédiat d’ouvrir la voie devant le blé russe, notent des analystes de Tallage/Stratégie Grains, un cabinet d’études agro-économiques spécialisé dans les marchés européens et mondiaux des grains et des oléagineux, rapporte le site La France Agricole.

Dès début novembre dernier, la Russie a vendu 250 000 tonnes de blé à l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) qui réalise l’essentiel des importations algériennes de céréales.

 

Percée de la Russie

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