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Les recettes pétrolières en deçà des prévisions de février : L’optimisme du ministre de l’Energie

Par El Watan | le Samedi 21 Mars 2020

Les recettes pétrolières en deçà des prévisions de février : L’optimisme du ministre de l’Energie

La prochaine réunion de l'OPEP est prévue au mois de juin

Après une journée épouvantable mercredi dernier où il avait continué de s’enfoncer, atteignant ses plus faibles niveaux depuis près de 20 ans, pris en étau entre une offre surabondante et une demande mondiale éprouvée par la pandémie de coronavirus, le prix du pétrole rebondit après les grosses annonces faites par l’Etat pour contrer l’écroulement de leurs économies.

Mais qu’en est-il d’une économie comme la nôtre qui était déjà en crise ? Les recettes de l’Algérie des hydrocarbures se sont fixées, jusqu’à fin février 2020, à 5 milliards de dollars, au lieu de 6 mds dollars prévus, en raison des répercussions de la pandémie de coronavirus sur le marché mondial du pétrole, en sus de la baisse de la demande européenne sur le gaz du fait des conditions climatiques, a fait savoir le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, invité de la Télévision publique, jeudi dernier. «Outre les répercussions du Covid-19 sur l’économie mondiale et la contraction de la demande sur le pétrole, accompagnées d’une chute des prix du Brent (près de 25 dollars/baril), les recettes de l’Algérie des hydrocarbures ont également reculé, a soutenu le ministre, en raison de la baisse de la demande européenne sur le gaz naturel algérien.»

Selon lui, «nous avons perdu 18% de la demande européenne sur le gaz naturel algérien par rapport à l’année dernière, sachant que le marché européen est le principal destinataire du gaz algérien.

Ce recul est justifié par la hausse notable des températures en Europe». Se voulant exagérément rassurant, Mohamed Arkab a souligné que «nous ferons en sorte que la crise actuelle du marché pétrolier ne perdure pas, afin de préserver nos revenus, d’autant que nos prévisions pour cette année annoncent 34 mds usd de recettes». Pour appuyer son optimisme, le ministre de l’Energie souligne : «Les études et rapports sur les développements du marché mondial du pétrole prévoient une « amélioration » de la demande mondiale sur le pétrole à partir du deuxième semestre de l’année en cours, grâce à la reprise économique internationale et chinoise.»

Pas seulement, il parie aussi sur la poursuite des contacts dans le cadre de l’accord de coopération OPEP–non-OPEP en vue de trouver un accord qui est «très important» pour réaliser l’équilibre du marché mondial du pétrole.

Le ministre a fait part de contacts quotidiens en vue de parvenir à un prix qui convienne aux producteurs et aux consommateurs, outre des rapports sur la situation du marché mondial du pétrole. «Nous poursuivrons les contacts à un plus haut niveau», a-t-il soutenu, se disant optimiste quant à «l’amélioration de la demande mondiale de pétrole lors du deuxième semestre de l’année en cours», avec la prédiction d’une éventuelle relance de l’économie chinoise.

Concernant la prochaine réunion de l’OPEP, Mohamed Arkab a fait savoir qu’elle était prévue au mois de juin. Selon les informations publiées sur le site électronique de l’OPEP, les prochaines réunions se tiendront les 9 et 10 juin prochain à Vienne.

Il s’agit de la 179e conférence de l’OPEP et de la 9e réunion OPEP–non-OPEP. Mais quels résultats attendent les pays producteurs dans un contexte où les marchés sont essentiellement impactés par la pandémie du nouveau coronavirus ? Les prévisions sont plutôt au pessimisme lorsque les pronostics tablent sur une diminution importante de la demande mondiale.

D’autant plus que rien n’annonce la disposition des grands producteurs à revenir à la table des négociations après l’expiration de l’accord OPEP+ le 31 mars.

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