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Les céréaliers attendent la levée de la TVA sur les intrants

Par Liberté | le Lundi 31 Janvier 2022

Les céréaliers attendent la levée de la TVA sur les intrants

Favorablement accueillie par les agriculteurs, la dernière mesure de l'Etat de relever le prix d'achat du blé dur, qui passe de 4 500 à 6 000 DA auprès des agriculteurs est jugée insuffisante par les céréaliers, notamment les multiplicateurs de semences qui attendent la levée de la TVA (taxe sur valeur ajoutée) sur les intrants affectant les engrais et les produits phytosanitaires.

Les agriculteurs de la région des hautes plaines et des Hauts-Plateaux, où sont localisées les zones à potentiel productif des variétés de blé dur, de blé tendre et d'orge, ont déclaré espérer d'autres mesures de réduction des taxes affectant les engrais et le matériel aratoire utilisé dans la production et la récolte des céréales.

C'est l'avis exprimé par Hadj Mihoubi, président du bureau de wilaya et membre du bureau du Conseil national interprofessionnel de la filière céréales.

Selon le même céréalier, il est à déplorer la forte hausse des engrais, dont les prix sont passés de 8 500 à 14 000, alors que ceux des produits phytosanitaires importés continuent d'augmenter et de se répercuter sur le coût de production à l'hectare, oscillant entre 90 000 et 100 000 DA, ce qui équivaut à un rendement de 18 à 20 quintaux pour couvrir tous les frais induits. Mais il faut aussi de l’eau.

"Les importantes superficies emblavées, estimées à 123 000 ha, ont besoin d'eau en cette période de sécheresse qui coïncide avec la phase de croissance des céréales, poussant les agriculteurs à utiliser l'irrigation d'appoint", dit-il.

Cette méthode est utilisée pour arriver à un niveau égal à 10 ou 12 mm de précipitations, indique Karmezli Rachid, chef de service et inspecteur phytosanitaire chargé des maladies et ravageurs des cultures à la direction des services agricoles de Médéa. Mais le recours à ce moyen induit des frais supplémentaires.

Les céréaliers sont contraints en effet d’engager des frais supplémentaires pour pallier au manque de précipitations en engageant des dépenses de consommation de carburant (mazout) et de location de matériel de pompage et d'irrigation, selon un professionnel et multiplicateurs de céréales de la commune de Chellalet El-Adhaoura (extrême sud de la wilaya).

A ce problème, dit-il, s'ajoute celui inhérent à l'acquisition des moyens de production et de collecte, qui reste posé pour les semenciers pour qui l'Etat apporte son soutien financier nécessaire en leur accordant des facilitations en matière d'accès au crédit bancaire, et en levant les entraves bureaucratiques concernant le règlement du problème d'exploitation des terres ârch, sachant que d'importantes superficies relevant du statut ârch sont recensées dans la région et restent chaque année en jachère faute de documents permettant leur exploitation par des tiers. C’est une perte de production inestimable pour l'agriculture dans la région.

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