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Le pétrole repasse au-dessus des 32 dollars

Par Liberté | le Dimanche 17 Mai 2020

Le pétrole repasse au-dessus des 32 dollars

Après un mois d’avril catastrophique, théâtre d'une chute sans précédent de la demande, les premiers signes de rééquilibrage graduel du marché semblent se faire jour et les prix du pétrole retrouvent peu à peu des couleurs. Amorcée jeudi, la hausse des prix du pétrole s’est prolongée toute la journée de vendredi permettant au baril de Brent de la mer du Nord de clôturer la semaine à 32,84 dollars. Pour sa part, le baril américain de WTI a clôturé la séance de vendredi à 29,71 dollars.

Cette hausse des prix du baril résulte, certes, de la réduction de la production, décidée par les membres de l’Opep+, mais aussi par les prévisions sur le front de la demande qui sont moins pessimistes, ainsi qu’une baisse surprise des stocks aux États-Unis.
Les prix du pétrole sont ainsi soutenus par l'annonce d'une hausse de la production industrielle chinoise plus forte que prévu. Selon des statistiques officielles publiées vendredi, la production industrielle en Chine a connu un rebond en avril à +3,9%, une première depuis le début de l'année et le signe d'un retour progressif à la normale dans le premier pays à avoir été touché par l'épidémie de Covid-19. Les prix réagissent également aux prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui se montre un peu moins pessimiste concernant la baisse de la demande de pétrole pour 2020. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la demande de pétrole devrait se contracter un peu moins que prévu. Pour l’année 2020, la baisse de la demande est désormais estimée à 8,6 millions de barils par jour (mbj), indique l’AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole, et non de 9,3 millions comme elle le prévoyait en avril. Enfin, les prix du pétrole ont profité d’une baisse surprise des stocks aux États-Unis. En baissant de 700 000 barils au 8 mai, les réserves de brut des États-Unis ont enregistré leur premier recul depuis janvier, déjouant les attentes des analystes qui tablaient sur une hausse.

Saïd Smati

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