Actualités

Le Brent plonge sous les 37 dollars

Par Liberté | le Vendredi 02 Octobre 2020

Le Brent plonge sous les 37 dollars

Entre l'annonce de nouvelles mesures de reconfinement liées à l'épidémie de Covid-19, le gonflement des stocks de brut américains et l'augmentation de la production libyenne, le baril de pétrole peine à trouver un quelconque motif pour se maintenir au-dessus des 40 dollars.

Le marché digère difficilement les nouvelles mesures drastiques annoncées mercredi soir en France et en Allemagne pour contrer la propagation du Covid-19, des mesures qui limitent fortement la demande d'or noir au moment où l'offre augmente, notamment à cause du retour sur le marché de la production libyenne.

Sur un marché qui n’absorbe déjà pas toute la quantité d’or noir sortie de terre, la reprise rapide de la production libyenne exerce une pression supplémentaire sur les cours. L’écart qui se creuse entre l’offre et la demande entraîne une situation de surplus et, mécaniquement, une hausse des stocks de brut.

Au début de la matinée d’hier, le prix du baril de Brent a diminué de 0,67 dollar et s’est installé à 36,98 dollars sur l'Intercontinental Exchange Futures (ICE) de Londres, alors que celui du baril de Light sweet crude affichait 35,62 dollars, après une baisse de 0,55 dollar, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix d’hier matin confirment la tendance baissière qui caractérise le marché depuis quelques semaines. Jeudi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a perdu 3,75% ou 1,47 dollar, à 37,65 dollars, après un repli de 5,05% mercredi.

Le baril américain de WTI coté à New York pour livraison le même mois a, quant à lui, lâché 3,26% ou 1,22 dollar, à 36,17 dollars, après avoir déjà perdu 5,51% la veille (mercredi). Dans ce contexte, tous les regards sont désormais braqués sur l’Opep+ et son attitude quant au maintien ou au report du calendrier de réduction de la production.

En réduisant la production, depuis mai dernier, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui compte 13 membres, et ses 10 alliés dont notamment la Russie, ont pu maintenir le prix du brut au-dessus ou proche de 40 dollars le baril.

L'accord Opep+ actuel prévoit que le groupe ajoute 2 millions de bpj supplémentaires au marché à partir du 1er janvier. Mais cette augmentation risque de mettre encore à mal les fondamentaux du marché.

La réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep+ (JMMC), tenue le 19 octobre dernier, n’ayant pas tranché la question, les acteurs du marché attendent l’issue de la réunion du 17 novembre et si l'Opep + allégera ou non ses réductions de production en janvier.

Selon l’agence de presse Reuters, citant des sources de l'Opep, les deux dirigeants du pacte Opep+, l'Arabie saoudite et la Russie, seraient enclins à favoriser le report des réductions de 7,7 millions de b/j en 2021, au lieu de les alléger de 2 millions de b/j comme prévu dans la production actuelle de l’accord.

Reste qu’un accord entre l’Arabie saoudite et la Russie sur l’extension de la réduction nécessitera également le soutien d’autres pays du groupe Opep+. Et c’est là où la machine risque d’être enrayée.

En effet, toujours selon les sources de Reuters, l'Irak, les Émirats arabes unis (EAU) et le Koweït ne seraient pas particulièrement enclins à soutenir un report de réductions trop importantes pour leurs économies. La réticence signalée des trois plus grands producteurs de l'Opep derrière l'Arabie saoudite à accepter de maintenir les coupes profondes pourrait venir contrarier la démarche de l’Opep+.

Saïd SMATI

Entre l'annonce de nouvelles mesures de reconfinement liées à l'épidémie de Covid-19, le gonflement des stocks de brut américains et l'augmentation de la production libyenne, le baril de pétrole peine à trouver un quelconque motif pour se maintenir au-dessus des 40 dollars.

Le marché digère difficilement les nouvelles mesures drastiques annoncées mercredi soir en France et en Allemagne pour contrer la propagation du Covid-19, des mesures qui limitent fortement la demande d'or noir au moment où l'offre augmente, notamment à cause du retour sur le marché de la production libyenne.

Sur un marché qui n’absorbe déjà pas toute la quantité d’or noir sortie de terre, la reprise rapide de la production libyenne exerce une pression supplémentaire sur les cours. L’écart qui se creuse entre l’offre et la demande entraîne une situation de surplus et, mécaniquement, une hausse des stocks de brut.

Au début de la matinée d’hier, le prix du baril de Brent a diminué de 0,67 dollar et s’est installé à 36,98 dollars sur l'Intercontinental Exchange Futures (ICE) de Londres, alors que celui du baril de Light sweet crude affichait 35,62 dollars, après une baisse de 0,55 dollar, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix d’hier matin confirment la tendance baissière qui caractérise le marché depuis quelques semaines. Jeudi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a perdu 3,75% ou 1,47 dollar, à 37,65 dollars, après un repli de 5,05% mercredi.

Le baril américain de WTI coté à New York pour livraison le même mois a, quant à lui, lâché 3,26% ou 1,22 dollar, à 36,17 dollars, après avoir déjà perdu 5,51% la veille (mercredi). Dans ce contexte, tous les regards sont désormais braqués sur l’Opep+ et son attitude quant au maintien ou au report du calendrier de réduction de la production.

En réduisant la production, depuis mai dernier, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui compte 13 membres, et ses 10 alliés dont notamment la Russie, ont pu maintenir le prix du brut au-dessus ou proche de 40 dollars le baril.

L'accord Opep+ actuel prévoit que le groupe ajoute 2 millions de bpj supplémentaires au marché à partir du 1er janvier. Mais cette augmentation risque de mettre encore à mal les fondamentaux du marché.

La réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep+ (JMMC), tenue le 19 octobre dernier, n’ayant pas tranché la question, les acteurs du marché attendent l’issue de la réunion du 17 novembre et si l'Opep + allégera ou non ses réductions de production en janvier.

Selon l’agence de presse Reuters, citant des sources de l'Opep, les deux dirigeants du pacte Opep+, l'Arabie saoudite et la Russie, seraient enclins à favoriser le report des réductions de 7,7 millions de b/j en 2021, au lieu de les alléger de 2 millions de b/j comme prévu dans la production actuelle de l’accord.

Reste qu’un accord entre l’Arabie saoudite et la Russie sur l’extension de la réduction nécessitera également le soutien d’autres pays du groupe Opep+. Et c’est là où la machine risque d’être enrayée.

En effet, toujours selon les sources de Reuters, l'Irak, les Émirats arabes unis (EAU) et le Koweït ne seraient pas particulièrement enclins à soutenir un report de réductions trop importantes pour leurs économies. La réticence signalée des trois plus grands producteurs de l'Opep derrière l'Arabie saoudite à accepter de maintenir les coupes profondes pourrait venir contrarier la démarche de l’Opep+.

Saïd SMATI

Source originale de l’article