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La Banque d’Algérie reconduit ses mesures

Par Liberté | le Vendredi 08 Janvier 2021

La Banque d’Algérie reconduit ses mesures

La Banque d’Algérie revient à la charge pour dispenser, à nouveau, les banques de l’obligation de constituer des réserves de sécurité. La Banque centrale vient de reconduire pour la deuxième fois, jusqu’au 31 mars 2021, des mesures d’allégement de certaines dispositions prudentielles applicables aux banques et aux établissements financiers.

Ces mesures ont pour objectif “d'aider les entreprises nationales confrontées aux répercussions de la crise sanitaire”, lit-on dans un communiqué de la Banque centrale.

Cette institution aborde ainsi 2021 avec les mêmes décisions qui ont marqué le précédent exercice et qui sont symptomatiques de la période morose que traversent les banques.

“La Banque d’Algérie a reconduit pour la deuxième fois jusqu’au 31 mars 2021 les mesures d’allégement de certaines dispositions prudentielles applicables aux banques et aux établissements financiers contenues dans l’instruction n°05 du mois d’avril 2020”, lit-on dans ledit communiqué.

Il s’agit, précise la Banque centrale, “de réduire le seuil minimum du coefficient de liquidité, de dispenser les banques et les établissements financiers de l’obligation de constitution du coussin de sécurité”.

C’est la deuxième fois que la Banque centrale dispense les établissements bancaires de l’obligation de constituer un stock de sécurité, après avoir baissé à trois reprises le taux des réserves obligatoires ; celui-ci passant de 10 à 3% de mars à septembre 2020.

Depuis septembre, les banques ne sont plus assujetties au dispositif de constituer des réserves. Le taux des réserves obligatoires (TRO) était passé de 12% à 0% entre fin 2019 et fin 2020, signe d’une érosion accélérée des liquidités bancaires qui avaient chuté de 1 100,8 milliards de dinars à fin 2019 à 916,7 milliards de dinars à fin mai 2020.

Durant la même période, alors que la Banque centrale s’employait à desserrer l’étau sur certains établissements qui ne parvenaient pas à constituer des réserves même au taux de 6%, le taux directeur a été baissé à son tour de 25 points de base (0,25%), à 3,25.

Ces décisions étaient “de nature à permettre de libérer, pour le système bancaire, des marges supplémentaires de liquidités, et mettre ainsi à la disposition des banques et établissements financiers des moyens additionnels d'appuis au financement de l'économie nationale à un coût raisonnable”, a expliqué l’autorité bancaire.

Dans ses dernières mesures inscrites dans son communiqué daté de jeudi dernier, il est également prévu “de reporter le paiement des tranches de crédits arrivant à échéance, ou procéder au rééchelonnement des créances de la clientèle impactée par la conjoncture induite par la Covid-19, et d'assurer la poursuite des financements en faveur des bénéficiaires des mesures de report ou de rééchelonnement des créances”.

“Cette mesure est prise dans le cadre de la poursuite des aides en faveur des entreprises nationales à l’effet de réduire les répercussions de la crise sanitaire sur leur fonctionnement”, souligne la Banque d'Algérie.

Ali T.

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