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Foire Internationale d’Alger : Une réussite

Par El Moudjahid | le Dimanche 23 Juin 2019

Foire Internationale d’Alger : Une réussite

Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a qualifié, hier à Alger, la tenue de la 52e édition de la Foire internationale, de «réussite» et de «succès».

S’exprimant en marge d’une rencontre-débat organisée sur le thème «la stratégie nationale d’exportation et le marché africain : perspectives ZLECAf)», il a souligné que le fait que cette édition de la FIA ait regroupé plus de 500 exposants nationaux activant dans différents domaines et plus de 20 pays étrangers, est donc pour nous une «réussite». Il dira dans ce sens que cet important événement est marqué par la signature de beaucoup de contrats entre les entreprises algériennes et étrangers. Il a ajouté que la signature de ces contrats confirme encore une fois qu’il y a une dynamique réelle entre nos sociétés et les sociétés étrangères. Mettant l’accent sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), il a indiqué que 24 pays, dont l’Algérie, ont ratifié cet accord entré en vigueur le 30 mai 2019. Il a fait savoir que le coup d'envoi officiel de la zone est prévu à l’occasion de la tenue du Sommet extraordinaires des chefs d’Etat et de Gouvernement, qui se tiendra à Niamey (Niger), le 7 juillet 2019. S’agissant d’accès aux marchés des marchandises, le ministre a indiqué que «l’Accord ZLECAf prévoit une élimination progressive des droits de douane sur le commerce intra-africain».

Il a ajouté à cet effet que «90% des produits seront entrés pour une période de 5 ans et avec une réduction de 20% des tarifs douaniers», regrettant le fait que les échanges commerciaux entre les pays africains ne dépassaient pas les 11%. M. Djellab a insisté sur la nécessité d’augmenter la marge d’intégration commerciale qui est très faible entre ces pays surtout, dit-il, que «les pays qui bénéficient du continent africain sont les pays développés». Appuyant ses dires, il à cité à titre d’exemple que les échanges commerciaux entre les pays africains et européens est de l’ordre de 60%. Le ministre n’a pas manqué d’afficher par ailleurs, sa pleine satisfaction quant à la qualité des produits algériens, indiquant que «nous avons des produits qui sont au même niveau que ceux des pays développés». Selon lui, le fait que les produits «made in Algeria» sont très demandés au niveau des marchés africains donc à travers cette zone de libre-échange, il y aura, sans nul doute, une entrée significatives en termes de quantité de nos produits sur ces marchés. Il y a lieu de noter les échanges commerciaux de l’Algérie avec les pays africains restent marginaux et dominé par le commerce intra-pays arabes. En effet, 80% des importations algériennes et 90% des exportations algériennes sont réalisées avec les pays d’Afrique du Nord. Mettant l’accent sur la logistique, le ministre a indiqué qu’elle constitue un facteur compétitif à l’exportation. Il dira dans ce sens qu’«en collaboration avec les ministères concernés on va créer une zone de logistique des échanges commerciaux entre pays africains au niveau des régions du Sud, notamment à Tamanrasset».

En réponse à une question relative à la baisse des prix des fruits et légumes, le ministre a souligné que «celle-ci est due essentiellement à la feuille de route mise en place au début du mois de Ramadhan qui concerne, entre autres, l’augmentation de nombre des marchés de proximités, la lutte contre la spéculation et la régulation des prix. Il a rassuré à cet effet que ce programme va continuer pour réguler définitivement ce marché et d’assurer aux consommateurs les produits nécessaires et avec des prix raisonnables.

Et de poursuivre «l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a demandé à l’Algérie d’élaborer un document sur cette expérience pour le proposer aux autres pays afin de réguler leur marchés».

À ce propos, le ministre a annoncé l’élaboration à la mi-juillet d’un schéma directeur national de la distribution qui va, a-t-il précisé, «consolider tout le travail qui a été fait sur les marchés et la création d’un circuit de distribution pour les produits alimentaires et ménagers».

Le ministre n’a pas manqué de souligner qu’un plan d’action sur la période estivale a été mis en place pour le renforcement du contrôle au niveau des restaurants, les plages et les hôtels.

A une question de savoir les causes de la réduction des prix de la banane, il a indiqué que celui-ci joue un rôle primordial dans la stabilisation et la régulation des prix des fruits. Tout en qualifiant cette année, en termes de prix, d’année «de réussite».

Makhlouf Ait Ziane

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