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Finance islamique : Levier de développement durable

Par El Moudjahid | le Dimanche 10 Novembre 2019

Finance islamique : Levier de développement durable

«La finance islamique et le défi du développement durable» a été au centre des débats, hier, lors d’un séminaire international.
Cet important événement, qui s’est déroulé à l’hôtel Azur (Alger), a constitué une opportunité idoine aux experts et universitaires nationaux et internationaux pour tenter de répondre aux questions d’actualité économiques nationales, faire une évaluation de l’expérience de la finance islamique dans le système financier algérien, l’étude des défis dont fait face la finance islamique ainsi que le degré de la contribution des banques islamiques à la croissance durable et au développement des startup.

Les experts estiment que dans le contexte actuel marqué par une crise économique et financière, les pouvoirs publics devront s’orienter rapidement vers la diversification de l’économie hors hydrocarbures, à travers notamment la multiplication des systèmes de financement. Les experts estiment que la finance islamique peut constituer l’un des leviers de développement et de croissance de l’économie nationale.
A ce titre, Younes Soualhi, enseignant à l'Institut islamique de l'université de Malaisie, a indiqué que ce concept est développé dans plusieurs pays non musulmans, comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne et certains pays asiatiques.

En Asie, les Malaisiens, ajoute cet expert, détiennent des fonds importants dans ce segment. Il dira dans ce sens que « la finance islamique promeut une répartition juste et équitable des revenus et de la richesse», car, a-t-il précisé « celle-ci est très connectée à l’économie réelle, repose sur le partage des risques, et partant, peut contribuer à l’amélioration de la stabilité du secteur financier». De son côté, le Pr Sliman Nacer, de l'Institut des sciences économiques et sciences de gestion (Ouargla), a mis l’accent sur les principaux avantages mentionnés dans le règlement n °18-02 concernant le système bancaire islamique en Algérie, indiquant que cette organisation est la première tentative pour établir un cadre juridique régissant les opérations bancaires islamiques en Algérie, et constitue, selon lui, un pas encourageant pour atteindre nos objectifs. Il dira dans ce sens que selon la réglementation, si une banque souhaite proposer un produit (service) islamique, elle doit obtenir une autorisation préalable de la Banque d’Algérie.

Mettant à profit cette occasion, l’universitaire a proposé des solutions pour le développement du cadre juridique du système bancaire islamique en Algérie.
Il a cité, à titre d’exemple, la nécessité de trouver un cadre juridique plus fort pour résoudre tous les problèmes de ce secteur. Il dira à ce propos que «le fonctionnement des banques islamiques en Algérie dans un environnement juridique approprié et incontesté n’exige pas seulement la modification de la loi sur la monnaie et le crédit, mais aussi et surtout les lois commerciales et fiscales», car ces lois, ajoute-t-il «ont un impact direct ou indirect sur le travail des banques islamiques». Pour sa part, Hider Nacer, directeur général d'Al Salam Bank, a fait une présentation sur le parcours de la réussite de Salam Bank.

M. A. Z.

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