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Fin des débats autour du projet de loi de finances pour 2019 : Les députés ont salué les dispositions du texte

Par El Moudjahid | le Lundi 12 Novembre 2018

Fin des débats autour du projet de loi de finances pour 2019 : Les députés ont salué les dispositions du texte

En l’espace de 48 heures chrono, pas moins de 200 députés se sont exprimés sur les nombreuses dispositions contenues dans le projet de loi de finances pour 2019. Les membres de l’APN, qui ont examiné en long et en large cet important document, ont, pour leur grande majorité, salué les mesures à caractère socioéconomique, notamment celles relatives à la non-imposition de nouveaux impôts et taxes, et celles de la préservation du caractère social de l'État, à travers l'affectation d'une enveloppe importante aux transferts sociaux.

En effet et comme cela a été constaté, hier dans la journée, la majorité des députés ayant pris la parole lors des séances plénières qui se sont déroulées sous l’égide de M. Mouad Bouchareb, président du parlement et en présence des représentants du gouvernement, ont mis en relief toute l’importance de la préservation des acquis sociaux en faveur des citoyens mais aussi du dégel de nombreux projets économiques et de développement, autant de dispositions qui – il faut le dire - sont contenues dans ce projet de texte, et ce, en dépit de la conjoncture financière qui reste difficile. C’est d’ailleurs le cas pour la député Faïza Bouhama du parti Front de Libération Nationale (FLN) qui a salué l’ensemble des mesures apportées à la faveur de ce texte et en particulier celles relatives aux transferts sociaux.

L’intervenante relèvera dans ce contexte que les transferts sociaux sont chiffrés à plus de 1.700 milliards de dinars, c’est dire l’importance de l’enveloppe financière qui leur sont dédiés. Poursuivant ses propos, la député Faïza Bouhama s’est félicité du fait qu’il y ait l’introduction par la commission des finances d’un nouvel article portant sur la cessibilité des logements publics, qui sera donc possible, à l’issue des deux premières années suivant la signature du contrat du logement. De l’avis de l’intervenante, cette mesure est à même de donner davantage de dynamisme au marché de l’immobilier. Lui emboîtant le pas, le député Mourad Hellis, du parti FLN, lui aussi, a soutenu que le projet de texte reflète «un des aspects de la régularité dans le travail» et de «plus de mobilisation en vue de consolider la situation économique et de relever les défis sur tous les plans. Conviée à prendre la parole, ensuite, la députée Saliha Mekhref du FLN a salué les mesures de ce texte, notamment celles liées aux soutien et aide de l’Etat qui sont apportés aux familles et aux personnes retraitées.

De leur côté, les députés RND ont eux également vivement salué le contenu du projet de loi mettant en avant toute l’importance de la promotion de l’investissement et du développement local. Le député Kamal Bouchoucha a plaidé lors de cette séance pour la levée du gel sur certains projets dans la wilaya de Bejaia, à l’image notamment du projet de tramway.
Pour sa part, la députée Asma Merouani de la même formation politique a salué tout le contenu du projet de loi de finances, mettant l’accent sur le fait qu’il n’y pas de nouvelles taxes annoncées pour l’année prochaine.
Les députés du Mouvement de la Société pour la Paix ont été critiques et M. Abdelwahab Daïra a affirmé, lors de cette séance, que «les dispositions du PLF 2019 ne sont pas cohérentes avec le plan d’action du gouvernement». Cela dit, les députés du MPA et du parti El Karama ont pour leur part salué les dispositions du projet de texte.

Appel à la « continuité », au regard de la réussite de la politique du Président de la République

La veille, soit durant toute la journée du dimanche, les députés se sont succédé pour s’exprimer et donner leurs points de vues respectifs sur ce projet de loi en faisant part de leurs appréciations qui étaient, il faut le dire, en général, positives. C’est ainsi, que le député Achour Saghouani (FLN) a estimé que le PLF 2019 intervient en concrétisation des décisions du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, visant la poursuite de l'application de la politique de rationalisation des dépenses et la relance de l'économie nationale sans pour autant porter atteinte aux acquis sociaux du citoyen ou à son pouvoir d'achat, ce qui a été concrétisé par le projet de loi qui n'inclue pas d'autres impôts qui peuvent constituer un fardeau pour le citoyen et la poursuite de l'allocation d'un grand nombre de transferts sociaux, outre les différentes procédures et avantages devant relancer l'économie nationale.

La députée du FLN, Imène Mostefaoui, qui s’est aussi exprimé sur cette question dimanche au soir, a mis en avant le contenu du texte du projet et son souci de «poursuivre la consécration du caractère social de l'Etat et de la subvention des différents produits de consommation principaux, de la santé, du logement et de l'éducation».
Le député, Mohammed Bouha, du Rassemblement national démocratique (RND) a salué le contenu du PLF dans son ensemble. Idem pour le député Abdelkrim Chenini (RND) qui a valorisé les disposition socioéconomiques contenues dans le PLF 2019, saluant, également, la politique financière et commerciale du gouvernement, notamment le financement non conventionnel qui a permis le dégel de nombreux projets économiques et de développement ainsi que le règlement des dettes des entreprises publiques outre le soutien au produit national et la réduction des importions des biens.
Le député Saed Zouiten (RND) qui a mis en avant les mesures du projet de la loi, a appelé le Président de la République pour la poursuite «du parcours de l'édification qu'il avait initié», affirmant que le PLF 2019 est une consécration de la stabilité économique et sociale, ce à quoi aspire le front social.

Le député Mohammed Laid Bibi, de la même formation politique, a insisté sur la revendication de «continuité», au regard de la réussite de la politique du Président de la République à contenir les conséquences de la crise financière qui a secoué le pays, selon lui, saluant l'adoption du mécanisme de financement non conventionnel. Evoquant le secteur de l'industrie et la filière de montage de véhicules, Mohamed Laid Bibi s'est interrogé sur la capacité du gouvernement à contrôler la surfacturation des pièces détachées et du taux d'insertion jugé «trop bas à l'heure actuelle», a-t-il soutenu. Pour sa part, le Brahim Laaroussi (FLN) a salué les mesures prévues dans ledit texte en faisant part de son étonnement par rapport à «l'absence d'avantages spécifiques à la région du Sud», a-t-il dit.
Le PLF présenté en séance plénière, dimanche dernier, par le ministre des Finances, sera soumis au vote des députés, ce jeudi 15 novembre.
Soraya Guemmouri

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