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Faute de renouvellement de la licence d’importation : L’usine Eniem de Oued Aïssi est à l’arrêt

Par El Watan | le Mardi 02 Juillet 2019

Faute de renouvellement de la licence d’importation : L’usine Eniem de Oued Aïssi est à l’arrêt

La direction générale de l'Eniem à Tizi Ouzou

La direction de l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (Eniem), implantée dans la zone industrielle de Oued Aïssi, à 7 kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, qui active dans le domaine de la fabrication et de la commercialisation des appareils électroménagers, se voit obligée de suspendre carrément la production en raison d’un problème lié au renouvellement de sa licence d’importation des collections CKD.

D’ailleurs, les travailleurs ont été contraints de prendre un congé forcé, étant donné que la matière première destinée à la fabrication des climatiseurs, réfrigérateurs, cuisinières, entre autres, n’est plus disponible au niveau des ateliers de l’Eniem. «Tout est bloqué. Cela a contraint l’administration à avancer le congé annuel des travailleurs, avec le maintien juste d’un service minimum pour le service commercial et l’administration», a déclaré, hier, à l’APS, le président-directeur général de l’Eniem, Djilali Mouazer.

Et de souligner, en outre, que cette situation, qu’il qualifie d’inédite dans les annales de cette entreprise, est le résultat du blocage de la matière première importée par l’Eniem, au niveau du port d’Alger. Selon le même responsable, ce blocage dure depuis plus de trois mois. «Nous n’avons pas pu obtenir le renouvellement de la licence d’importation et d’exploitation des appareils électroménagers devant nous permettre de récupérer, au niveau du port d’Alger et de l’entrepôt sous douanes, nos pièces, et ce, malgré les démarches effectuées dans les délais auprès du ministère de l’Industrie et des Mines», ajoute M. Mouazer.

Ainsi, la direction de l’Eniem a déposé au ministère de l’Industrie et des Mines, le dossier de renouvellement de cette décision trois mois avant l’expiration de la première, soit le 10 février 2018, mais des réserves, nous a-t-on confié, ont été émises par le comité technique d’évaluation du ministère concerné.

Un autre dossier a été constitué, avec les nouveaux documents exigés, et redéposé au comité en question, mais rien n’est fait, à ce jour, pour débloquer cette situation qui risque de prendre en otage pas moins de 1700 ouvriers qu’emploie cette entreprise importante pour l’économie de la région, nous a-t-on confié. «Il y a en ce moment, un lot de pièces détachées d’au moins 25 000 climatiseurs split en souffrance au port d’Alger en raison de l’absence de licence d’importation», a-t-on ajouté. Il est utile de rappeler, par ailleurs, que l’Eniem possède des capacités de production et une longue expérience dans le domaine de la fabrication et du développement dans les différentes branches de l’électroménager.

En 2014, cette entreprise avait bénéficié d’un budget de 1479 millions de dinars pour sa mise à niveau, notamment, pour l’aménagement des sites, la réalisation d’un showroom et d’un bâtiment de stockage, l’acquisition de nouveaux équipements de production de nouvelles gammes et pour la formation du personnel, et ce, afin de prospecter de nouveaux marchés et accompagner la stratégie de relance de la production nationale. Il faut dire que malgré une concurrence rude, l’Eniem garde toujours le cap en matière de qualité de ses produits. Aujourd’hui, ce fleuron de l’industrie nationale risque de sombrer dans une situation de crise si la production reste à l’arrêt.

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