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Crise financière : Changement de ton au sommet

Par Al Iqtisadia | le Mercredi 22 Juillet 2020

Crise financière : Changement de ton au sommet

L’Algérie a-t-elle surmonté sa crise financière induite à la fois par la baisse drastique des prix du pétrole et par l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur l’économie nationale ? A en croire les dernières annonces de l’Exécutif, les choses vont rentrer dans l’ordre d’ici la fin de l’année.

Lors de sa désormais traditionnelle rencontre avec la presse, le président Abdelmadjid Tebboune assure que les capacités financières du pays permettront la mise en œuvre du plan de relance de l’économie nationale. «Les 60 milliards de dollars de réserves de change sont suffisants pour une relance, sachant que d’autres pays sont contraints d’emprunter quelques milliards auprès des institutions internationales», affirme M. Tebboune en notant que l’essentiel est dans la gestion.

Le chef de l’Etat dit aussi compter sur les 25 milliards de dollars de recettes d’hydrocarbures auxquels s’ajouteront les 25 milliards de revenus du secteur de l’agriculture. Une annonce qui a laissé perplexe l’opinion, qui s’interroge sur ces fameux revenus agricoles jamais atteints.

Lors du dernier Conseil des ministres, l’Exécutif avait annoncé compter sur les réformes financières à entreprendre afin d’économiser 20 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.

Le gouvernement dit pouvoir injecter 1000 milliards de dinars immédiatement pour l’investissement et la relance économique en plus des 10 milliards de dollars disponibles venant s’ajouter aux économies susceptibles d’être faites sur les dépenses inhérentes aux services et autres études.

Ceci en sus des mesures visant à récupérer l’argent de l’informel et l’élimination de la surfacturation. Instruction a aussi été donnée pour puiser dans les réserves d’or, les fonds gelés depuis des décennies au niveau des Douanes et des saisies au niveau des ports et aéroports.

Ceci et de limiter les importations, notamment dans les services. Ces assurances tranchent fortement avec les premières déclarations de l’Exécutif sur l’incapacité à trouver les ressources financières suffisantes pour équilibrer les budgets de l’Etat.

Dans sa dernière sortie médiatique, Abdelmadjid Tebboune s’est voulu rassurant loin du ton alarmiste adopté au cours du 1er semestre de l’année.

Il annonce des changements sur le plan économique visant à mettre fin à la dépendance aux hydrocarbures (réduire à 20% la contribution de ce secteur à l’économie d’ici 2021) et à construire une nouvelle économie basée sur la création de richesses, la compétitivité et l’innovation.

Des changements dont l’annonce officielle se fera à la moitié du prochain mois pour une concrétisation durant le mandat actuel.

Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, s’est lui aussi dit confiant quant rebond des indicateurs économiques et financiers du pays au cours du 2e semestre de l’année en cours.

Il notera que la majeure partie des études prévoit un retour de la croissance dans les grandes économies, en cette période, comme la Chine, ce qui aura, dit-il, un impact positif sur l’économie nationale.

 

ElWatan

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