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Agroalimentaire : Exporter l’excédent

Par El Moudjahid | le Lundi 25 Février 2019

Agroalimentaire : Exporter l’excédent

Avec plus de 700 exposants venus de 32 pays, la 17e édition du Salon professionnel de la production agroalimentaire «Djazagro» est ouverte, hier, au public, au palais des Expositions des Pins-Maritimes (Alger), et s’étalera jusqu’au 28 février. «Il faut être bien armé, pour relever le défi que présente la bataille de l’exportation», a souligné le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, lors de l’inauguration de cette manifestation.

Pour M. Kamel Chadi, la nécessité de trouver des voies pour l’exportation de l’excédent de la production locale dans les différentes filières impose de faire connaitre » d’abord le produit local algérien, soit le premier pas qui permet aux exportateurs de s’étendre vers les marchés étrangers. Comment cet objectif pourrait être atteint ? Le ministère songe actuellement à se tourner à l’économie forestière qui enregistre un grand bond en avant. « C’est à travers le développement de la recherche, la formation spécialisée et le transfert de technologies qui s’avèrent très intéressants que nous pouvons agrandir le potentiel naturel » a expliqué le SG du ministère.
Des aspects primordiaux, donc, dans la vision des responsables du département de Bouazghi pour la promotion d’une industrie agroalimentaire « moderne » et orientée vers l’intensification des rendements et la valorisation des richesses naturelles dans les régions les plus reculées, mais aussi dans une perspective de «zéro gâchis». C’est pourquoi, explique M. Chadi, «il faut penser à l’industrie de transformation, en ce qu’elle englobe les différents aspects d’un processus qui va de la labellisation à l’exportation en passant par la conserverie». «Ce salon est un espace de professionnels. C’est par la réalisation de contrats de partenariat et la création de réseaux d’investissement entre différents acteurs que des solutions peuvent être apportées à nos investisseurs pour valoriser notamment l’excédent de production », ajoutera-t-il, citant dans ce sens une production maraichère ayant enregistré plus de 150 millions de quintaux.
Il a fait savoir à ce propos que la création de la valeur ajoutée à travers une industrie agroalimentaire contribue à « absorber » ce surplus en termes de valorisation, de transformation, et permettre de se lancer dans les marchés étrangers. L’exportation est donc, une priorité pour le département de l’agriculture.
« Il faut savoir que ces gros efforts déployés à tous les niveaux visent à l’amélioration de la qualité des productions, ainsi qu’à l’accompagnement des exportateurs dans la recherche des nouveaux marchés, en prenant en considération les réalités et les perspectives de l’avenir» a assuré le SG du ministère de l’agriculture, qui explique que l’exportation nécessite d’abord de « s’occuper des aspects techniques dans les différents secteurs de l’industrie agroalimentaire comme la conserverie, la transformation, la valorisation » sans oublier de prêter une attention « particulière » aux coopératives et conseils interprofessionnels qui contribuent « très largement », selon lui, à cette dynamique en vue de « faciliter » aux pouvoirs publiques de poursuivre avec détermination la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement pour « soutenir » la croissance de cette industrie et « poursuivre » la consolidation d’un secteur agricole en expansion.
M. Kamel Chadi a exprimé, par ailleurs, sa satisfaction de constater qu’il existe des « compétences » et un « savoir-faire » sur qui, on peut compter pour avancer « armé » dans la « bataille » de l’exportation. L’exemple vient d’être donné par le groupe Bali, « le seul » qui produit des œufs datés et avec référence bio, des produits qui sont exportés aux Emirats arabes unis à raison de 3 dollars le plateau de 30 et vendu dans ces marchés à équivalant de 1.500 DA, a confié M. Igranaissi Nacim, responsable du réseau national Food service du groupe Bali. La qualité du produit et l’incapacité de satisfaire une demande « de plus en plus croissante » a poussé le groupe à lancer prochainement l’extension du complexe de production qui va passer de 500.000 à 1,2 million œufs par jour, ce qui permettra au groupe de « renforcer » la production des produits dérivées, avec une casserie de 20 tonnes d’œufs liquide par jour.
Le salon Djazagro de cette année qui table sur près de 21.000 visiteurs professionnels se distingue par la forte présence des entreprises algériennes. Ces exposants nationaux cherchent essentiellement à valoriser leur potentiel, à donner plus de visibilité à leurs activités et à trouver des nouveaux débouchés aux produits algériens à l’international. Certains exposants ont soulevé le problème «de déphasage entre le rythme des investisseurs dans la recherche des opportunité, et les méandre de l’administration locale».

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